• Neuvaine st François : 5è jour

    Cinquième jour - François va chez les sarrasins et prêche devant le Sultan.

    François a le désir ardent de convertir les sarrasins. Après plusieurs tentatives, il parvient à rencontrer le Sultan.

    François lui annonce l'Évangile du Christ. Le Sultan est émerveillé par les paroles du saint, et le traite avec beaucoup d'égards et de dévotions, et lui offre des présents que François rejette. Celui-ci constatant qu'il n'obtiendrait pas ce qu'il désirait revient en pays chrétien.

    Aux frères qui lui demandaient un jour à quoi l'on reconnaît le religieux vraiment obéissant, il proposa en parabole l'exemple du cadavre : « Prenez, dit-il, un corps que l'âme a quitté et placez-le n'importe où : vous verrez qu'il ne mettra aucune mauvaise grâce à se laisser manœuvrer, ne se plaindra pas de la posture où on le laisse, ne réclamera pas son changement. Installé dans une chaire, ce n'est pas en haut qu'il regardera mais en bas ; revêtu de pourpre, il n'en paraîtra que deux fois plus pâle. Voilà le parfait obéissant qui ne s'institue pas juge des raisons de son transfert, n'intrigue pas pour se voir désigner tel couvent, n'est pas toujours à demander son changement ; s'il reçoit une charge, il conserve son humilité ; plus il est comblé d'honneurs, plus il se juge indigne. » (Legenda Major de saint Bonaventure chap. 6, 4)

    Pour se soustraire peu à peu au tumulte du siècle, François s'étudiait à retrouver Jésus-Christ dans le recueillement de son âme, tout en cachant aux yeux des égarés la perle de l'Évangile qu'il désirait acquérir en vendant tous ses biens. Souvent, presque tous les jours, il allait se mettre en oraison secrètement ; il s'y sentait en quelque sorte contraint par la douceur qu'il goûtait et qui, pénétrant souvent son âme, même sur la place et dans les autres lieux publics, le poussait à la prière. (Légende des Trois Compagnons n° 8)

    Saint François pensait que « la pauvreté conduisait dans la terre des vivants ». Il a toujours cherché la sainte simplicité et il ne voulait pas que l'étroitesse des lieux où il vivait sur la terre ne retienne les expansions de son cœur. le "Poverello" d'Assise, avec son détachement des choses de ce monde et son imitation du Christ, nous rappelle que Jésus a voulu, en choisissant de prendre notre condition et en mourant sur la Croix, le premier, s'est détaché des biens de la terre et qu'il est bon d'être détaché des choses de la terre pour être de plus en plus tourné vers la réalité du Ciel.

    Saint François, priez pour nous

    Prière à saint François d’Assise

    Pater, 10 Ave, Gloria