• Pour la Passion de nos frères

    « Notre musique, c’est le porte-parole de la voix des martyrs » assure François Furtade. Avec son frère David, ils ont composé cet album de rap à quatre mains, bien décidés à ne pas se taire. La jaquette de l’album est à l’image du contenu : choc. Les frères Furtade se sont mis en scène, attachés dans une cave, couverts de blessures. « On a demandé au Saint-Esprit d’être en communion avec les chrétiens persécutés », se souvient le rappeur, qui prie avant les enregistrements. Son frère et lui, pasteurs évangéliques, voient chaque morceau comme un « sacrifice à Dieu ».

    « Ils veulent notre peau »

    Leader Vocal dénonce depuis de nombreuses années la situation des chrétiens au Moyen-Orient, en Corée du Nord ou en Afrique, mais François Furtade constate qu’il y a une prise de conscience récente. « En 2014 encore, quand je dénonçais dans mes prêches ou mes concerts la persécution de nos frères à cause de leur foi, il y avait des auditeurs qui ne comprenaient pas de quoi je parlais ! » Depuis l’avènement de l’État islamique, le problème est connu de tous, mais il reste beaucoup à dire pour éveiller le public sur ces sujets. François et David Furtade, en bons instructeurs de boxes, tapent fort et juste.

     
    Le rap, expliquent-ils, est une musique qui se prête à la revendication, et du côté de la défense des chrétiens dans le monde, il y a fort à faire. Les persécuteurs « préféreraient nous voir morts plutôt que vivants pour Christ. Ils préféreraient nous savoir muets plutôt que bavards pour Christ », scandent-ils dans une chanson dévoilée en avant-première.
     

    « On ne se bat pas contre la chair et le sang »

    0fd8e057-bb15-4447-9161-fdaed01eafd3Pochette du nouvel album de Leader Vocal © Melchisedek inc.

    Reprenant l’Épître aux Éphésiens (6,12), François Furtade précise qu’il ne se bat pas contre « la chair le sang », mais contre les « dominations » et « les esprits méchants ». Leader Vocal ne nie pas l’influence du communisme ou de l’islam dans les malheurs qui frappent les chrétiens, mais il voit, derrière, celui qu’appelle « l’Arlequin » une de leurs chansons, Satan en personne. À lui et à ses serviteurs, sont réservés deux vers façon crochet gauche et uppercut : « Assassins votre fin est prédite … Notre règne est sans fin ! »